Les agriculteurs savent qu’il est essentiel d’ajuster la dose d’engrais et de fertilisation pour le bon développement des cultures, car autant l’excès que le manque sont préjudiciables. Pour fairee le calcul de la fertilisation et de la quantité d’engrais la plus juste et choisir le type d’engrais le plus approprié, il faut tout d’abord déterminer les besoins nutritionnels de la culture.
Première étape, connaître les besoins nutritionnels des cultures
Le besoin en fertilisation d’une culture varie en fonction de l’objectif de la récolte attendu, car une plante qui produit beaucoup a des besoins différents de ceux d’une plante qui produit moins. Il existe de nombreux tableaux des besoins en nutriments en fonction de rendements spécifiques, qui peuvent être consultés à titre indicatif.
Pour calculer en nutrition d’une culture donnée, il faut ajuster la dose de fertilisation à la récolte maximale qui pourrait être obtenue, si tout se passe comme prévu. De cette façon, on apporte l’engrais nécessaire pour satisfaire le maximum de besoins que la plante peut absorber.
Calcul en unités fertilisantes
Une fois les besoins nutritionnels calculés, on obtient le calcul en unités fertilisantes de chaque nutriment séparément. Par exemple, 100 Unité N- 120 Unité P2O5- 60 Unités K2O.
Ces nombres représentent les unités fertilisantes par hectare qu’absorbera la culture pendant le cycle végétatif, c’est-à-dire, Azote – Phosphore assimilable – Potassium soluble.
Une fois que l’on connaît la quantité de nutriments que la culture va consommer, on en tient compte dans le calcul des engrais à appliquer. Il faut soustraire de la dose d’engrais la quantité de ceux qui, pour les raisons suivantes, sont déjà présents dans le sol:
- En raison de la décomposition des restes de la culture précédente.
- Parce que lors de la récolté précédente les quantités souhaitées n’ont pas été obtenues et par conséquent il reste des nutriments.
- En raison d’apports par le passé d’engrais organiques à décomposition lente.
En relation avec cela, il est important de savoir que le phosphore et le potassium restent dans le sol, alors que l’azote est un élément mobile : s’il n’est pas absorbé, il se perd d’une année à l’autre.
A ce niveau, une analyse de sol est vivement recommandée pour connaitre les richesse en pourcentage du sol en éléments nutritifs.
Une fois déduits les nutriments déjà disponibles dans le sol, on obtient un chiffre (exprimé en UNITES FERTILISANTES) pour chaque nutriment, et on connaît ainsi quelle dose d’engrais il faut apporter.
À partir de là il faut faire le calcul de la fertilisation et calculer la quantité d’engrais à appliquer par hectare.
Cas d’un engrais d’origine minérale :
Le dosage des engrais est étiqueté avec un code à trois numéros des trois macronutriments principaux : l’azote (N), le phosphore (P) et le potassium (K). La première valeur correspond à la teneur totale en azote, la deuxième au phosphore disponible (P2O5) et la troisième à la teneur en potassium soluble dans l’eau (K2O).
La richesse des engrais commerciaux est exprimée en % d’unités fertilisantes. Par exemple, un engrais complexe NPK 15-15-15 contient 15 kg de N pour 100 kg d’engrais, 15 kg de P2O5 pour 100 kg d’engrais et 15 kg de K2O pour 100 kg d’engrais.
Grâce à ce calcul de la fertilisation et des engrais en pourcentage on connaît les quantités en kilogrammes de chaque engrais à apporter pour satisfaire les besoins de la culture, pour chacun des éléments ( en utilisant la simple règle de trois).
Pour conclure, Afin de faire correctement le calcul de la fertilisation et faire un apport efficace, il est nécessaire de tenir compte de différentes valeurs, parmi lesquelles celles qui correspondent aux apports réalisés par le passé. C’est la raison pour laquelle il est essentiel de tous les noter et d’être bien organisé.
Dans le cas contraire, il sera difficile de faire des estimations correctes et il faudra fertiliser à vue d’œil, ou bien suivre les recommandations des spécialistes.
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